Europeana (nouvelle appellation de la Bibliothèque Numérique Européenne) vient d’être inaugurée : elle rassemble environ 12 000 documents libres de droits issus des collections de la BnF, de la Bibliothèque Nationale Széchényi de Hongrie et de la Bibliothèque nationale du Portugal (pour celles-ci, consultation sur le site d’origine).
A lire, ce comparatif avec Google publié par l’Express.
La transcription d’une interview d’Agnès Saal, directrice générale de la BNF, par Taos Aït Si Slimane sur son blog donne un éclairage plus “officiel”, mais explique bien les logiques opposées des deux services, résumé par cet extrait :
“vous croyez vraiment…qu’on va réduire la fracture numérique ou tout simplement la fracture de l’accès aux savoirs en jetant comme ça en pâture des milliers, voire des millions d’ouvrages ? Seuls s’y retrouveront ceux qui savent ce qu’ils cherchent. Et il n’y a aucune démocratie, aucun aspect d’aide ou de guide à l’accès aux savoirs si cette offre numérique n’est pas organisée de façon à ce qu’on sache, finalement, s’orienter à travers cet océan de connaissances et d’ouvrages”.