Europeana

Europeana (nouvelle appellation de la Bibliothèque Numérique Européenne) vient d’être inaugurée : elle rassemble environ 12 000 documents libres de droits issus des collections de la BnF, de la Bibliothèque Nationale Széchényi de Hongrie et de la Bibliothèque nationale du Portugal (pour celles-ci, consultation sur le site d’origine).

A lire, ce comparatif avec Google publié par l’Express.

La transcription d’une interview d’Agnès Saal, directrice générale de la BNF, par Taos Aït Si Slimane sur son blog donne un éclairage plus “officiel”, mais explique bien les logiques opposées des deux services, résumé par cet extrait :

“vous croyez vraiment…qu’on va réduire la fracture numérique ou tout simplement la fracture de l’accès aux savoirs en jetant comme ça en pâture des milliers, voire des millions d’ouvrages ? Seuls s’y retrouveront ceux qui savent ce qu’ils cherchent. Et il n’y a  aucune démocratie, aucun aspect d’aide ou de guide à l’accès aux savoirs si cette offre numérique n’est pas organisée de façon à ce qu’on sache, finalement, s’orienter à travers cet océan de connaissances et d’ouvrages”. 

4 Responses to “Europeana”

  1. AlexM Says:

    Fort bien, mais que signifie cette phrase? L’emphase “jeter en pâture” ne masque-t-elle pas l’absence de fond? Dans le monde de l’Internet, je m’interroge sur le sens de cette phrase: sur Gallica ou sur The European Library est-on mieux “guidé vers l’accès aux savoirs” que sur un moteur de recherche? Pour ma part je ne crois pas.

  2. AlexM Says:

    En complément de mon précédent commentaire, je serais heureux de vos réponses ou celles des lecteurs de votre blog sur les quelques questions que je pose à propos d’Europeana.
    http://bibnum.over-blog.com/article-6331358.html

  3. scdmirailrechdoc Says:

    Il me semble que oui : Gallica oriente, classe, sélectionne, propose des pistes. Le butinage, la sérendipité sont pour ceux qui savent déjà se débrouiller et s’orienter. L’apparente simplicité des moteurs de recherche fait croire aux utilisateurs peu expérimentés qu’ils peuvent se débrouiller sans apprentissage.
    Lorsque la bibliothèque numérique de Google se chiffrera en millions d’ouvrages, je pense qu’il faudra développer des fonctionnalités de recherche un peu moins minimalistes que celles proposées actuellement.
    C’est un peu la même problématique que la recherche d’articles selon qu’on utilise Google Scholar ou une base de données structurée.

  4. jgryzhijchertte Says:

    Good site!

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